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Certains estiment que Champlain a parcouru trois mille cinq cents kilomètres (3 500 km) de côtes, lacs et rivières au Canada. Toute l'énergie qu'il a mise à explorer, on s'en rappelle encore et on lui rend hommage chaque jour. Comment ? Par les noms, toujours en usage, qu'il a donné aux lacs et rivières, aux villes et aux ports.



Inauguration du monument de Champlain, Québec, Québec, 21 septembre 1898

Inauguration du monument de Champlain, Québec, Québec, 21 septembre 1898
Archives nationales du Canada/PA-23977



L'exemple le plus évident est le lac Champlain dans les États du Vermont et de New York et à la frontière du Québec. À l'époque de Champlain, ce lac se situait en territoire iroquois.

Voici l'explication de quelques noms de lieux et de leurs origines. Toponymie vient du grec topos, lieu, et onuma, nom.

Baie Georgienne
Champlain baptise cette étendue d'eau « Mer douce ». Cette étendue d'eau lui est douce parce qu'il chérit le rêve de se rendre en Orient et qu'il pense qu'elle va pouvoir l'y mener.

Champlain
Plusieurs lacs au Québec portent le nom de Champlain, sans compter le lac qu'il a lui-même nommé, à la frontière du Canada et des États-Unis. Un village porte aussi le nom du fondateur de Québec. Situé sur le bord du fleuve Saint-Laurent, près du Cap-de-la-Madeleine, il occupe un site enchanteur qui attire les touristes. Il comprend la seigneurie de Champlain. L'explorateur a aussi donné son nom à une île en Ontario.



Île Champlain, Ontario [ca 1890]

Île Champlain, Ontario [ca 1890]
A.M. Ross/Archives nationales du Canada/PA-120324/Détail



Chute-à-Blondeau
Certains disent que Champlain aurait lui-même changé le nom de ce village de « Grande-Chute » à « Chute-à-Blondeau » en mémoire de Blondeau, un ami cher de Paris. Mais selon la toponymie la plus récente, ce petit village n'aurait obtenu son nom qu'en 1875, pour d'autres raisons qui ne ressemblent pas du tout à celle mentionnée ci-dessus. Blondeau serait un cultivateur qui habitait tout près de la chute et qui aurait grandement contribué à l'économie du village. On aurait nommé le village en l'honneur de cet homme qui se serait noyé dans la chute.

Hochelaga
Il s'agit de l'endroit où l'on surprend quelqu'un dans une embuscade. Certains disent que le mot offre trois autres significations : à la chaussée des castors ; où l'on fait des haches et où l'on passe l'hiver. Les Français ont rebaptisé l'endroit
« Montréal ».

Lachine
En 1669, Cavelier de La Salle part de cet endroit pour se rendre en expédition chez les Amérindiens de l'Ouest avec l'idée de trouver un passage vers la Chine. Ce voyage ayant échoué, la population, par dérision, donne à la seigneurie de La Salle le nom de « Lachine ». Pourtant, lors de son premier voyage en 1603, Champlain parle déjà des « rapides de Lachine », qui révèle l'obsession de la quête d'une route vers l'Orient.

Lac Huron
Champlain écrit plutôt « lac (des) Attigouautan (ou Attiguantan) » en 1615. Il le nomme aussi « Grand Lac ». Le mot « huron » remonte à l'ancien français « hure » qui signifie « qui a la tête hérissée ». Champlain et les premiers missionnaires appellent justement les tribus de cette région les « Cheveux Relevés ». Avant d'être renommés « Hurons » par les Français, ils s'appelaient Wendats (Ouendats).

Lac Nipissing
Champlain réfère à ce lac en écrivant « lac des Nipisierinij » en 1615.
Il modifie ce nom sur sa carte de 1632 pour qu'il devienne «lac des Biserenis ». Nipissing signifie « peuple de la petite eau ».

Lac Ontario
On relève, dans les écrits de Champlain, « lac des Irocois » ou « lac des Entouhonorons » et même « lac saint Louis ». Ce lac a déjà porté le nom d'un autre personnage historique du 17e siècle, lui aussi gouverneur de la Nouvelle-France. Un indice ? C'est lui qui a répliqué : « Je n'ai point de réponse à faire à votre général sinon que par la bouche de mes canons ». Eh oui, le lac Ontario a déjà porté le nom « lac Frontenac ».

Lac Saint-Jean
Les Amérindiens désignent ce lac sous le nom cri de Peyakwagami (Piecouagamik) qui peut être traduit par « les abords du lac sont plats ». Les missionnaires avaient coutume d'assigner un jour pour rencontrer les Amérindiens de la région. Ils ont choisi la fête de saint Jean-Baptiste.

Lac Saint-Louis (Sault Saint-Louis)
Champlain nomme lui-même ce lac en l'honneur d'un jeune Français dénommé Louis, amateur de pêche et de chasse, qui avait supplié l'équipage de l'accepter pour le voyage. Louis s'est noyé dans les rapides de ce lac.

Lac de Soisson
On ne sait trop pourquoi on l'a nommé ainsi, mais on l'appelle aujourd'hui « lac des Deux-Montagnes ». Situé tout près de Montréal, soit à Sainte-Anne-de-Bellevue, il repose entre deux montagnes.

Lac Supérieur
Samuel de Champlain le nomme « Grand Lac » sur sa carte de 1632. Le lac apparaît ensuite sur des cartes de 1670 et 1671 dessinées par d'autres explorateurs sous le nom de « lac de Tracy », en l'honneur du marquis de Tracy. Avant cela on le nommait déjà « lac Supérieur », en raison de sa position élevée par rapport aux autres Grands Lacs.



Carte du lac Tracy, maintenant appelé lac Supérieur

Carte du lac Tracy, maintenant appelé lac Supérieur
Ontario's History in Maps



Mer de Champlain
Autrefois, la « mer de Champlain » couvrait presque tout l'Outaouais. Elle avait été créée à la suite de la fonte glaciale et recouvrait un territoire sous la cote topographique des 200 mètres. Des siècles se sont écoulés avant que les terres outaouaises produisent de la végétation. Qui aurait pensé que cette région accueillerait la capitale nationale et un bassin de population important ?

Parc provincial Samuel de Champlain
Ce parc, créé en 1967, porte le nom d'un des premiers explorateurs européens à remonter la rivière des Outaouais. C'est en 1615 que Champlain visite la région du Nipissing, dans le district où se trouve aujourd'hui le parc. Il est situé à proximité de Mattawa.

Pays d'en haut
Appellation qui désigne les immenses territoires situés au nord de la rivière des Outaouais.

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Québec
Du temps de Jacques Cartier, les Amérindiens appelaient cet endroit Stadaconé. Champlain ne manque pas d'imagination pour l'orthographe du lieu de sa première « Abitation » : « Québec », « Kebecq », « fort Saint Louis », « Kebec ». En algonquin, le mot Québec signifie « rétrécissement ».

Rivière des Français
Bien connu des premiers explorateurs et voyageurs, le nom de cette rivière apparaît sur les cartes dès 1670. Un des premiers toponymes à être traduit, Frenchman's River ou French est davantage connu depuis 1857 sous la forme French River.

Rivière Mattawa
Du temps de Champlain, la rivière Mattawa s'appelait « Petite Rivière », pour bien la distinguer de la « Grande Rivière », c'est-à-dire la rivière des Outaouais. La rivière est appelée « lac Champlain » par les habitants de la région, parce qu'elle s'élargit entre les montagnes près de la ville de Mattawa et ressemble à un lac. Certains l'appellent aussi « lac Plein Chant ». Un des anciens portages sur la rivière Mattawa s'appelle « portage du Plein Champ ». Il est aujourd'hui submergé à cause de la construction d'un barrage électrique.

Rivière des Outaouais
La rivière des Outaouais s'appelle, au moment où Champlain la longe, la Kitchi-sippi, qui signifie « grande rivière ». Elle porte ensuite plusieurs noms : « Grande Rivière », la « rivière des Prairies », la « rivière des Algonquins », la « rivière des Français », la « rivière du Nord » avant de porter le nom qui la désigne aujourd'hui. « Outaouais » renvoie à « Outaouas », nom d'une tribu amérindienne. En anglais, la même rivière porte le nom de « Ottawa River » puisque les Anglais ont simplement traduit le mot « Outaouais » à « Ottawa » pour que la prononciation en soit facilitée.

Rivière Rideau
Son nom s'explique par la vue des chutes pittoresques au confluent de cette rivière et de la rivière des Outaouais. Champlain, lorsqu'il s'arrête à cet endroit en 1613, remarque le splendide spectacle de ces chutes qu'il compare à un rideau sous lequel les Autochtones peuvent passer sans se faire mouiller. Le nom Rideau se répand comme une traînée de poudre. Quel citoyen de la capitale ne connaît pas les chutes Rideau, la rue Rideau et même… le centre Rideau, la Mecque du magasinage à Ottawa ?

Sault de la Chaudière
L'un des plus anciens toponymes de l'Ontario, plus précisément de la région d'Ottawa, qu'on relève sur des cartes de 1632. Champlain explique qu'avec le temps l'eau avait creusé un profond bassin dans un rocher situé au pied des chutes. En y tombant, l'eau faisait de gros bouillons, ce qui rappelait une chaudière, c'est-à-dire un récipient dans lequel on fait bouillir quelque chose.

Trois-Rivières
Ce toponyme désignait à la fois la localité de Trois-Rivières et la rivière Saint-Maurice, divisée à son embouchure en plusieurs bras par des îles. Trois de ces îles sont très près l'une de l'autre ; on dit que Champlain a nommé la ville ainsi pour aller « aux trois rivières ». Le nom « Saint-Maurice » n'apparaît qu'au début du 18e siècle.





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