Sur les traces de Champlain
Amis et alliés
La passion du voyage
Toponymie
Voyages de Champlain


Contactez-nous


Amis et alliés de Champlain

Les Amérindiens
Étienne Brûlé
Louis Hébert
Marc Lescarbot
Les Récollets
Sieur de Savignon
Guillaume le Testu

Les Amérindiens
Pour explorer le nouveau continent, Samuel de Champlain crée des alliances avec les Autochtones. Toute avancée sur le territoire n'est possible que grâce à eux.

Étienne Brûlé
C'est un adolescent qui va explorer au-devant de son patron, Samuel de Champlain. Il s'agit du fameux Étienne Brûlé qui parcourt le pays en éclaireur. Après la fondation de Québec, Champlain engage quatre adolescents français. Ils deviennent cartographes, explorateurs et truchements (c'est-à-dire traducteurs des langues autochtones) pour ses futurs voyages. Brûlé est l'un de ces quatre jeunes voyageurs courageux.



Dernier tour d'Étienne Brulé du portage au lac Ontario, 1615

Dernier tour d'Étienne Brûlé du portage au lac Ontario, 1615
Archives nationales du Canada/1970-99/Détail




Par ailleurs, aux yeux de Champlain, Étienne Brûlé devient un traître parce qu'il sert de guide aux Anglais en les conduisant de Tadoussac à Québec. Après la prise de Québec, en 1629, Brûlé devient inutile pour les Anglais. Il retourne alors chez ses amis autochtones en Huronie. En 1633, les Anglais restituent la ville de Québec à la France. On raconte que durant cette même année, Brûlé se fait tuer par des Autochtones. Plusieurs hypothèses circulent à ce sujet…

Louis Hébert
Louis Hébert est le premier colon français à s'établir en Nouvelle-France. Il s'installe d'abord en Acadie, puis déménage avec toute sa famille à Québec. Il inspire le respect aux Autochtones. Tout en défrichant ses terres, il exerce son premier métier, apothicaire. On peut le considérer comme le premier pharmacien de la colonie.

Marc Lescarbot
Marc Lescarbot, plutôt du genre artiste, divertit les premiers habitants en jouant son Théâtre de Neptune en la Nouvelle-France à Port-Royal en Nouvelle-Écosse. Tout un spectacle d'ailleurs, car la pièce est jouée dans des barques à la lumière du feu. Marc Lescarbot a la plume facile. En effet, il écrit la première Histoire de la Nouvelle-France en 1609 et compose même un poème en l'honneur de Champlain.

Les Récollets
La foi s'avère une valeur importante pour Champlain et il désire la transmettre en Nouvelle-France. Il invite donc les jésuites et surtout les Récollets à venir en mission dans la colonie.

« Champlain […] se montra l'ami des missionnaires, à toutes les périodes de sa carrière. Sa confiance en eux était si grande, qu'il les consultait toujours dans les circonstances difficiles. Souvent il entreprit avec quelqu'un d'entre eux le voyage de France, pour exposer aux yeux du roi les besoins spirituels de la jeune colonie. Cette amitié ne se démentit jamais. »

Citation tirée de N.E. Dionne, Samuel Champlain, p. 369.

Sieur de Savignon
Savignon est un jeune Autochtone avec qui Champlain se lie d'amitié. En 1609, Champlain l'emmène en France dans le but précis de montrer aux Européens que d'autres peuples se sont installés en Amérique du Nord. De retour au pays, Savignon accompagne Champlain dans ses explorations en Outaouais et lui sert de guide en lui indiquant les cours d'eau à emprunter.

Il est à noter que certains disent Savignon et d'autres Sauvignon.

Guillaume le Testu
Jean Duval, serrurier du roi, manigance avec quatre mauvais garnements de tuer Champlain. Leur plan : faire sonner une fausse alarme à Québec pendant la nuit et, dans la confusion générale, étouffer Champlain ou le tirer d'un coup d'arquebuse. Ensuite, ils prévoient s'emparer des provisions et des marchandises et se sauver en Espagne.

Or, l'un des voyous prend un coup de trop et révèle le complot au capitaine le Testu. Ce dernier informe Champlain immédiatement. Il faut faire vite, parce que la tentative de meurtre doit se dérouler cette nuit-là. Alors Champlain, prenant le taureau par les cornes, invite les quatre hommes à un festin. Mais au lieu de célébrer, ils sont ligotés et confrontés. Les misérables avouent leur préméditation de meurtre et tous se tournent vers le grand coupable, Jean Duval, l'auteur du complot. Le jury décide que Jean Duval sera « pendu et étranglé au dit Québec, et sa tête mise au bout d'une pique pour être plantée au lieu le plus éminent du fort ». C'est le deuxième cas de pendaison que mentionne l'histoire du Canada. Les trois autres comparaissent devant un jury en France et obtiennent leur pardon après avoir reconnu leur faute.

La sévère punition doit servir d'exemple. Jamais une tentative de ce genre ne se reproduit à l'endroit de Champlain.





© ROPFO 2001. Tous droits réservés.
Conception