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De Trois-Rivières à Montréal

Trois-Rivières
Montréal
Île Sainte-Hélène
Savez-vous que…?
Lachine
Lac Saint-Louis

Trois-Rivières

À mi-chemin entre Québec et Montréal, Trois-Rivières s'avère un point de rencontre intéressant pour les Européens et les Amérindiens. On dit qu'ils ont tenu ici des grands conseils de guerre.

Champlain remarque la terre sablonneuse de ce port naturel où la marée est presque nulle. Toujours à l'affût d'un site où s'établir, il écrit : « Aussi l'habitation des Trois-Rivières serait un bien pour la liberté de quelques nations qui n'osent venir par là, à cause desdits Iroquois, leurs ennemis, qui tiennent toute ladite rivière de Canada bordée. »

Une année avant la mort de Champlain, Laviolette, un autre explorateur français, fonde une habitation à Trois-Rivières. Les quelques maisons et magasins sont entourés d'une palissade servant à protéger les habitants.

Tous les personnages fameux dans l'histoire de la Nouvelle-France ont foulé le sol ou ont fendu les eaux de Trois-Rivières. On appelle Trois-Rivières « le cœur du Québec ».

Montréal

Champlain arrive à Hochelaga (Montréal) en 1610. En arrivant, il désigne sous le nom de « place Royale » ce qu'on appelle aujourd'hui Pointe-à-Callière.

À cette époque, Hochelaga est un endroit principal de rencontre, c'est déjà une ville.

Champlain aime bien la ville de Hochelaga car ses sols ont été défrichés et labourés par des Amérindiens avant de partir guerroyer. Il fait défricher une partie de la forêt qui entoure Hochelaga parce qu'il trouve la place si belle qu'il veut y construire un fort et un poste de traite. C'est un endroit propice pour l'agriculture. On y trouve également un grand nombre de ressources : du bois, des arbres fruitiers, du bétail, enfin, tout pour bien vivre.

Champlain construisant un mur à Montréal, Québec

Champlain construisant un mur à Montréal, Québec
Archives nationales du Canada/C-33195/Détail

Île Sainte-Hélène

De la place Royale, Champlain peut apercevoir une île qu'il décide de nommer « l'isle Saincte-Élaine » en l'honneur de son épouse, Hélène.

Ville de Montréal vue de l'île Sainte-Hélène [ca 1830]

Ville de Montréal vue de l'île Sainte-Hélène [ca 1830]
Archives nationales du Canada/C-10658/Détail

Sur l'île Sainte-Hélène, Champlain fait bâtir des forts comme promis aux Amérindiens. Cette île devient donc un endroit idéal pour faire la traite des fourrures.

 Chemin de glace entre Montréal et l'île Sainte-Hélène

Chemin de glace entre Montréal et l'île Sainte-Hélène, Québec [ca 1848]
Archives nationales du Canada/C-40153/Détail

Savez-vous que…?

Lorsque Samuel de Champlain épouse Hélène Boullé, fille de Nicolas Boullé, le 30 décembre 1610 à Paris, elle n'a que 12 ans alors qu'il en compte une quarantaine ! Elle est si jeune que son père lui ordonne de rester à la maison pour au moins deux autres années.

Lachine

Durant son troisième voyage, Champlain remonte le Saint-Laurent jusqu'aux rapides de Lachine. Il interroge les Amérindiens sur la géographie du pays et sur les cours d'eau dans l'espoir de trouver le passage vers la Chine et les Indes.

Ruines d'un vieux comptoir de traite des fourrures près de Lachine


Ruines d'un vieux comptoir de traite des fourrures
près de Lachine, Québec [ca 1930]
Archives nationales du Canada/PA-51787/Détail

Lachine possède une riche histoire. C'est un explorateur de la fin du 17e siècle, Cavelier de La Salle, qui fait bourgeonner la ville.

Le 5 août 1689, Lachine est le théâtre de la plus sanglante incursion d'Iroquois dont l'histoire canadienne fasse mention. Au nombre d'environ 1400, ils traversent le lac Saint-Louis et débarquent sur l'île de Montréal. À la faveur de la nuit, ils cernent le village endormi. Les Iroquois, tomahawk en main, enfoncent les portes et les fenêtres et réduisent tout à feu et à sang. Durant cette seule nuit, les Iroquois font près de 200 victimes avant de s'enfuir, emmenant avec eux une centaine de prisonniers. Un monument, érigé dans le cimetière de Lachine, rappelle ce sanglant épisode.

Lac Saint-Louis

« Je vous assure, écrit Champlain, que jamais je ne vis un torrent d'eau déborder avec une telle impétuosité comme il fait, bien qu'il ne soit pas beaucoup haut, n'étant en d'aucuns lieux que d'une brasse ou de deux, et au plus de trois. Il descend comme de degré en degré, et en chaque lieu où il y a quelque peu de hauteur, il s'y fait un ébouillonnement étrange de la force et raideur que va l'eau en traversant le dit saut, qui peut contenir une lieue… Et en outre ce saut premier il y en a dix autres, la plupart difficiles à passer.»

Le saut (ou chute) présente un obstacle dangereux et un jeune Français appelé Louis l'apprend à ses dépens. Louis, grand amateur de chasse, prie un jeune Autochtone, Savignon, et un Montagnais de l'emmener à la chasse aux hérons. Après avoir empli le canot de gibier, le jeune Louis refuse d'écouter les conseils de ses compagnons et s'entête, par témérité, à vouloir prendre ce rapide dangereux. Son canot chavire et il disparaît à tout jamais dans le courant. Depuis cet événement tragique, le nom de Louis reste attaché au saut.

Vers la même époque, en juin 1611, 200 Hurons arrivent au Sault Saint-Louis. À mesure qu'ils s'approchent de leurs alliés français, ils commencent à crier. Voulant bien les accueillir, les Français les saluent par une décharge générale de mousquets, d'arquebuses et de petits canons. Ce bruit inusité effraie tellement les Amérindiens qu'ils supplient Champlain de dire à ses gens de ne plus tirer.

Artillerie

Plaque de fusil anglaise du 18e siècle trouvée près de Wawa, Ontario ;
pierres à fusil françaises et balles de mousquet du 17e siècle
Jean-Luc Pilon/Musée canadien des civilisations

Le Sault Saint-Louis est un point de rendez-vous important pour Champlain et les Hurons. C'est sans doute la raison qui explique pourquoi Champlain a l'idée d'y faire construire un fort.





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