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De la rivière des Français au lac Ontario


Rivière des Français
Lac Huron
     Sainte-Marie-au-pays-des-Hurons
Lac Ontario

Rivière des Français

Five Finger Rapids, petite rivière des Français, Ontario [ca 1927]


Five Finger Rapids, petite rivière des Français, Ontario [ca 1927]
Département de l'intérieur/Archives nationales du Canada/PA-43322/Détail

Le canot de Champlain flotte maintenant sur la rivière des Français. L'explorateur voit beaucoup d'arbres et de rochers, mais déplore le peu de terre labourable près des cours d'eau. Pourtant, les Amérindiens réussissent à cultiver le blé d'Inde et la citrouille.

Lac Huron

Lac Huron à Goderich, Ontario, 1913

Lac Huron à Goderich, Ontario, 1913 William James Topley/Archives nationales du Canada/PA-10949/Détail

Il rencontre près du lac Huron la nation ouendate, de la famille des Outaouais. Champlain les appelle les « Cheveux Relevés, pour les avoir fort relevés, et agencés, et mieux peignés que nos courtisans ». Les Français finissent par leur donner le nom de « Hurons ».

Wigwam indien, île Parry, baie Georgienne, Ontario [ca 1890]

Wigwam indien, île Parry, baie Georgienne, Ontario [ca 1890]
Frank W. Micklethwaite/Archives nationales du Canada/PA-68322/Détail

Champlain, pour montrer sa bonne volonté, présente au chef huron une hache, cadeau très apprécié. Le chef lui parle de son pays, du territoire qu'il connaît et il lui en fait le dessin avec du charbon sur une écorce d'arbre.

Haches françaises trouvées en Ontario

Haches françaises trouvées en Ontario, première moitié du 17e siècle
Jean-Luc Pilon/Musée canadien des civilisations

Les voyageurs poursuivent leur aventure sur le lac Huron. L'explorateur est toujours reçu dans la joie par les tribus des villages où les festins se multiplient. Il trouve que cette partie du pays est agréable avec ses collines, ruisseaux et champs de blés d'Inde : « Ce pays est beau et bon, par lequel il fait beau cheminer ».

Comme il y a beaucoup de poissons et qu'ils sont gros ! Champlain déclare même que les truites y sont « monstrueusement grandes ».

Touladi

Touladi Pêches et Océans Canada

Champlain rencontre le père Le Caron qui célèbre en sa présence la première messe en Ontario, près du village actuel de Lafontaine et à proximité de Pénétanguishene. Les Hurons accourent d'une distance de plusieurs kilomètres pour revoir leur ami Étienne Brûlé, rencontrer Samuel de Champlain et observer attentivement les rituels du prêtre.

Quelques années plus tard, les pères missionnaires s'établissent tout près de ce qui est aujourd'hui Pénétanguishene et Midland. Ils appellent leur mission Sainte-Marie-au-pays-des-Hurons.

Fort des Yroquois, 1870

Fort des Yroquois, 1870
Archives nationales du Canada/C-9898/Détail

Arrivé à la baie Georgienne, Champlain passe par la rivière Severn et le lac Couchiching jusqu'au lac Simcoe avant d'atteindre lac Ontario.

Les Hurons demandent à Champlain son appui militaire. L'explorateur comprend l'importance de maintenir de bonnes relations avec ses alliés et donne alors sa parole d'honneur. Il accepte d'aller avec eux combattre un village iroquois fortifié au sud du lac Ontario.

Lac Ontario

Lac Ontario, octobre 1901

Lac Ontario, octobre 1901 William James Topley/Archives nationales du Canada/PA-12012/Détail

Les Hurons racontent à Samuel de Champlain que les rives du lac Ontario étaient autrefois leurs pays. La crainte de leurs ennemis, les Iroquois, les a obligés à s'en retirer.

Plus d'une fois, Champlain participe à des batailles contre les Iroquois. Son arquebuse lui donne souvent l'avantage sur les arcs et les flèches de ses ennemis. En 1610, une flèche lui fend le bout de l'oreille.

Village d'Onondaga

Village d'Onondaga. Attaque par les Hurons,
les Algonquins et les auxiliaires français, 1615 [ca 1632]
Archives nationales du Canada/C-5749/Détail

En 1615, à la fin de son voyage exploratoire en Huronie, il part en expédition contre les Iroquois avec plusieurs guerriers hurons et algonquins. Parmi les cris de guerre, les feux et le chaos de son « armée », Champlain est blessé à la jambe et au genou par deux flèches iroquoises. Cette fois-ci, les Iroquois remportent la bataille. Les Hurons quittent alors rapidement la région du lac Ontario.

Les Hurons transportent sur leur dos les blessés, dont Champlain, qu'ils attachent solidement à une sorte de civière. Les secousses et la position inconfortable fatiguent Champlain. Malgré sa souffrance, il décide de marcher pour le trajet du retour au lac Huron où il passe l'hiver.





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