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Chez les Autochtones à l'époque de Champlain : l'alimentation

Les hommes reviennent de la chasse et de la pêche avec des viandes que les femmes accompagnent de leurs récoltes faites au potager.

Champlain explique la technique de la chasse au pays des Hurons :

Ceux-ci se disposent « en haie dans le bois, jusqu'à ce qu'ils eussent atteint certaines pointes qui donnent dans la rivière, et puis marchant par ordre ayant l'arc et la flèche en la main, en criant et menant un grand bruit pour étonner les bêtes, ils vont toujours jusqu'à ce qu'ils viennent au bout de la pointe ». Les bêtes sont alors forcées de passer par les flèches ou de se jeter à l'eau où, dans des canots, les attendent d'autres Amérindiens armés de lames emmanchées à des bouts de bois.



Résultat de chasse

Résultat de chasse
William James Topley/Archives nationales du Canada/PA-13084



À l'époque, les femmes ont très peu de loisirs puisque la majorité du temps est consacré aux corvées domestiques comme préparer les repas, confectionner des vêtements, faire le ménage de la maison, s'assurer du bien-être des gens qu'ils aiment, etc…



Indiens broyant des grains, 1664

Indiens broyant des grains, 1664
Archives nationales du Canada/C-99218



Manger avec ses mains n'est pas mal vu à l'époque. En fait, seuls certains riches Européens possèdent des ustensiles ; plus particulièrement des fourchettes en argent. Les couteaux et les cuillères de métal sont quasi inexistants.



1. Doré 2. Poisson blanc

1. Doré 2. Poisson blanc
Archives nationales du Canada/PA-48735/Détail



Menu quotidien

La nourriture est simple et, à l'exception de l'hiver, abondante. Voici le menu de Samuel de Champlain et de son entourage :

  • Du pain et du beurre figurent au menu.

  • La viande et le poisson, fumés ou bouillis, sont très populaires. Le lard salé est la viande que l'on mange le plus souvent puisqu'elle se conserve très bien. De temps à autre, on déguste du castor qu'on peut facilement chasser ou se procurer dans les environs.

  • Il ne faut pas oublier les légumes : fèves, pois, navets, citrouilles et maïs. C'est depuis 1603, année du premier voyage de Champlain en Nouvelle-France, que « blé d'Inde » est devenu synonyme du mot « maïs ».

  • Ils font sécher de petits fruits qui servent de provision durant l'hiver, une coutume autochtone. La saison froide les oblige aussi à manger plus de racines.

  • Avec la poudre obtenue en boyant la viande ou les légumes, on prépare un bouillon en y ajoutant de l'eau.



  • Poissons mis à sécher

    Poissons mis à sécher
    William James Topley/Archives nationales du Canada/PA-13061



    À l'occasion de noces ou de fêtes ou simplement pour se gâter !

  • Fruits et légumes : baies sauvages, bleuets, fraises, framboises, pois, fèves, citrouilles et navets.

  • Viandes : lard salé, castor, porc frais et cochon de lait, tourtière, boudin, saucisse et poisson.

  • Boissons : vin, bière, rhum et eau-de-vie.


  • Framboises et baies sauvages

    Framboises et baies sauvages



    Message des ancêtres…

    « Festoyer avec excès conduit à la misère. »
    Loi tribale n° 119 des Algonquins de l'Est





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